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Les petites Romanes du Périgord Blanc

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Les incontournables !!

Après la visite de la collégiale Notre Dame de Ribérac, un petit circuit dans la région s’impose.

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Collégiale

Prendre la D20 à 7 kilomètres à l’ouest de Ribérac vous découvrirez le village de Bourg du Bost.

Comme dans plusieurs églises de la région, les services publics sous l’impulsion de personnes conscientes de la valeur architecturale et spirituelle du patrimoine Ribéracois ont installé un système électronique combinant musique et éclairage. L’église a été édifiée au XIIe siècle et comprend un nef prolongée par un avant chœur et le chœur formant une abside semi circulaire sous un cul de four. A l’extérieur, il est aisé de comprendre que l’église a été restaurée à différentes époques. Le chevet fut renfoncé de trois contreforts. La partie supérieure du clocher semble plus tardive que le reste de l’édifice. (Pour le pays, à noter l’étonnante et rare galerie en bois du XVIIIe siècle).

Ce style sévère et dépouillé distingue souvent les églises romanes du ribéracois de leur voisine de Saintonge.

Églises Romanes du Ribéracois

Elles sont solides, sobres et rassurantes, couvertes le plus souvent de coupoles et dotés de dispositifs de défense, huit siècles après leur construction, les Églises Romanes du Ribéracois enorgueillissent ce coin du Périgord aux allures toscanes.

C’est durant le XIe siècle qu’elles furent pour la plupart construites, siècle de paix mais aussi d’élan de piété. Même si elles sont de proportions modestes, leur architecture ne varie guère : nef unique souvent rectangulaire et terminée par un chevet plat ou arrondi. A l’exception peut être de deux, Saint Privat des Près (bas côtés) et Montagrier (chevet trilobé). On ne trouve guère de sculptures dans ces édifices.

Prévoyants

Avec le temps, la vocation de ces églises changera, même si elles sont pour la grande majorité toujours affectées au culte, ainsi, l’imposante Collégiale Notre Dame de Ribérac fut utilisée pendant plus de quarante ans comme hangar de rangement du matériel d’entretien de la commune !

Les habitants d’alors les dotèrent de chambres de défense au dessus des nefs et de fenêtres qui rappellent davantage des meurtrières que des baieus. Les hauts clochers se faisaient donjons. Ainsi, les Églises Romanes du Ribéracois étaient de véritables forteresses spécialement élaborées dans un but de protection. Même si ces églises à coupoles sont présentes dans tout le Périgord, c’est en Ribéracois qu’elles sont le plus nombreuses. Trente cinq furent construites durant cette période. Il subsiste néanmoins une énigme : la coupole. Pour certains leur origine serait liée à l’influence orientale, pour d’autres à un symbolisme entre les ouailles et Dieu. Elles sont le plus souvent uniques comme par exemple Festalemps ou Bourg du Bost ou en files comme Cherval ou Paussac.

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